Après près de dix mois d’absence, le milieu de la Lazio Rome devrait effectuer son retour ces prochains jours, sur les terrains du centre d’entraînement de Formello.
Le come-back s’annonce difficile pour l’international algérien puisque le Brésilien Hernanes et l’Italien Stefano Mauri, se sont imposés dans l’entrejeu biancoceleste. Plus grave : Edoardo Reja, son entraîneur, ne l’a jamais vu à l’œuvre depuis sa prise de fonctions en février dernier.
Mais Meghni n’en a cure. A 26 ans, le natif de Paris est un habitué des sorties d’infirmeries. Dans chacun de ses clubs (Bologne FC, FC Sochaux et Lazio), son corps lui a fait défaut : ménisque, adducteurs, tendon, etc. Mourad est un poissard.
Dommage car c’est aussi un technicien racé. Depuis ses premières années de formation à l’INF Clairefontaine, tous ses entraîneurs louent sa vision de jeu, sa couverture de balle et sa qualité de passe.
« Mourad a une intelligence de jeu exceptionnelle. Il a un sens de l’improvisation inné. Avec une telle technique, il doit davantage faire jouer les autres. C’est un créateur », disait de lui René Girard, son sélectionneur en Espoirs.
Mais alors que son talent éclate, celui d’un autre génie s’éteint. Au début des années 2000, Zinédine Zidane approche de la fin de carrière et certains observateurs voient déjà en Meghni son successeur. Un héritage que ce dernier n’a jamais réclamé et qui va compliquer sa progression.
« Les blessures et cette comparaison avec Zinédine Zidane m’ont pas mal desservi. Même si j’étais flatté que l’on me rapproche d’un joueur si immense, même si j’essayais de ne pas trop y penser, cela m’a forcément mis une petite pression supplémentaire », a confié le joueur romain au site Fifa.com.
Pour prendre ses distances avec le célèbre numéro dix des Bleus, Meghni rejoint en août 2009 la sélection algérienne, après avoir joué dans les catégories de jeunes de l’équipe de France. En quelques mois, il devient le leader technique des Fennecs.
Son toucher de balle fait des miracles pendant les éliminatoires du Mondial 2010 et conduit les Verts en Afrique du Sud, après un barrage historique face à l’Egypte. Mais une nouvelle fois Meghni rechute. Fin 2009, une blessure au tendon rotulien du genou gauche plombe sa saison avec la Lazio et le prive du Mondial.
Désormais remis, le Parisien espère retrouver au plus vite ses coéquipiers en sélection, qui traversent une mauvaise passe.
« Aujourd’hui, le plus important est de voir devant. On doit oublier la défaite et se concentrer sur la prochaine sortie face au Maroc. Je me prépare à jouer face au Luxembourg, si vous voulez le savoir. Je veux me tenir à la disposition du staff technique de l’équipe nationale bien avant l’important match face aux Marocains », a déclaré le milieu algérien dans une interview accordée à Le Buteur.
Impatient, le sélectionneur algérien Abdelhak Benchikha doit l’être également. Avec un Meghni à 100%, l’Algérie a disputé cinq rencontres en 2009 et en a remporté quatre. Plus parlant encore : depuis la fin de la CAN 2010, les Fennecs ont toujours joué sans leur meneur de jeu et n’ont gagné qu’un seul match. C’était en amical, le 5 juin 2010, contre les Emirats arabes unis (1-0).
Autant dire qu’il existe deux Algérie : avec et sans Meghni. Et l’une s’apprête à passer le relais à l’autre.
Photo : menosultra/Flickr




merci pour ce bel article qui decrit le nouveau meneur des verts.. Aller Mourad..fait nous rever!!! toute l’Algerie est derriere toi!!!
[...] Mourad M. le maudit ARTICLE PRÉCÉDENT [...]
[...] trois saisons à Rome, dont une dernière tronquée par des blessures à répétition, le Fennec espère désormais se relancer dans l’émirat. Un choix plutôt inattendu puisque le [...]