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Taarabt, le bad boy du foot marocain
4 réactions

Par Mohamed, le 30 novembre 2011 à 10h56

Ce devait être l’année de la consécration pour Adel Taarabt.

C’est plutôt mal barré. Depuis quelques journées, l’attaquant marocain végète sur le banc des Queens Park Rangers. La faute à une énième brouille avec son entraîneur Neil Warnock, qui ne supporte plus ses sautes d’humeur.

Las, le technicien anglais a même déclaré dans les médias qu’il serait prêt à accompagner son joueur jusqu’à Paris si le PSG version qatarie est prêt à le recruter…

Un incident de plus dans la carrière déjà agitée du jeune Lion de l’Atlas. A 22 ans, le milieu au caractère bien trempé est effectivement un habitué des coups de sang mouvementés.

Dès ses débuts en pro, alors qu’il gravit les échelons du centre de formation du RC Lens, le natif de Fès créé la polémique en quittant brutalement le terrain en plein match, après une dispute avec son coéquipier Grégory Vignal, qui lui reproche d’être trop individualiste.

Pour les dirigeants des Sang et Or, le gamin est talentueux mais son caractère ne colle pas avec les valeurs de la maison nordiste. Sûr de son talent qu’il juge déjà trop important pour le club lensois, le jeune joueur accepte donc d’être prêté en 2007 à Tottenham. A Londres, Taarabt séduit par sa technique et son toucher de balle. Les Spurs, qui voient en lui le nouveau Zidane, n’hésitent pas à lever l’option d’achat de 3,5 millions d’euros.

Mais l’ancien Lensois est encore jeune (18 ans) et peine à se fondre dans le moule du championnat anglais. Lui, le soliste au jeu inspiré, se sent bridé. « J’ai fait une énorme erreur en rejoignant Tottenham. Je pense que le championnat anglais n’est pas fait pour moi. La Liga me conviendrait mieux », confie-t-il alors au London Evening Standard.

Résultat : Taarabt peine à convaincre Juande Ramos de le titulariser dans son onze. Il ne dispute qu’une quinzaine de matches de Premier League en deux saisons et finit par regretter son départ précoce pour la perfide Albion.

« Je n’aurais pas dû signer à Tottenham. J’aurais dû rester un an de plus à Lens avant de venir en Angleterre. Comme Nasri. Je viens d’un milieu difficile, et lorsque vous voyez ce qu’offrent Arsenal, Liverpool ou Tottenham, vous foncez ! », reconnaît-il aujourd’hui à L’Equipe dans un élan de clairvoyance.

Pour éviter de s’encrouter à White Hart Lane, le meneur accepte d’être prêté en 2009 aux Queens Park Rangers, club de Championship qui vient d’être racheté les millionnaires Flavio Briatore et Bernie Ecclestone. Bon choix pour Taarabt qui gagne du temps de jeu et fait rapidement l’unanimité.

A l’époque, Neil Warnock est sous le charme de son protégé : « Adel est le joueur le plus talentueux que j’ai eu sous mon aile depuis trente ans que dure ma carrière d’entraîneur ». De son côté, le joueur se prend également d’affection pour son coach : « Il a changé ma vie. Il m’a traité comme un fils. C’est la première année que je prends du plaisir au haut niveau ».

Etincelant au fil des rencontres, Taarabt affiche au terme de la saison 2010-2011 des stats’ impressionnantes : 15 buts et 15 passes décisives en 37 matches. Suffisant pour être élu meilleur joueur de Championship.

Suffisant également pour être repéré par le sélectionneur du Maroc, Eric Gerets. Après avoir fait ses classes dans les équipes de France Espoirs, le meneur décide de jouer pour l’équipe chérifienne en février 2011. Là encore, son attitude lui joue des tours.

Souvent tendus, les rapports entre le technicien belge et son joueur éclatent en juin dernier, alors que le Maroc doit affronter l’Algérie en éliminatoires de la CAN 2012. Lorsqu’il apprend qu’il commencera le match sur le banc, Taarabt voit rouge et claque la porte de la sélection. Un accès de colère que le joueur finira par regretter.

« Je suis prêt à enterrer la hache de guerre. Je ne veux plus qu’on parle de cette histoire. Si le Maroc m’appelle, je viendrai jouer ! », déclare-t-il en juin. Fin septembre, Gerets finira par le rappeler face à la Tanzanie.

Mais le rebelle ne s’adoucit pas et, conscient de son talent, se montre toujours aussi exigeant. Ainsi, lorsque Joey Barton est transféré chez les Rangers pendant l’été 2011, Taarabt voit d’un mauvais œil l’arrivée du bad boy anglais. Le clash finit par éclater en septembre lorsque le Marocain menace ses dirigeants de s’en aller s’il n’obtient pas un salaire comparable à celui de Barton.

Mais c’est le 1er octobre, à la mi-temps d’un match contre Fulham, que l’ingérable commet le dérapage de trop. Sorti par le manager des Hoops alors que son équipe perd 3 à 0, le Lion de l’Atlas quitte ses coéquipiers pour s’offrir une bière dans un pub londonien.

C’est le caprice de trop pour Neil Warnock qui tire définitivement un trait sur son ancien capitaine. Ce dernier n’en a cure et compte bien rebondir à Paris ou ailleurs. A moins que Warnock se résigne à adopter l’attitude d’Eric Gerets, contraint de composer avec le comportement du sale gosse.

« Je vais certainement avoir encore des problèmes avec lui mais je l’aime bien », résume le Belge. Taarabt, c’est comme la France version Sarkozy : tu l’aimes ou tu la quittes.

 

Photo : Qpr.co.uk

 

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4 réactions

  1. الاسد الاطلسي le 30 novembre 2011 à 17 h 45 min

    quelle bad pecture

  2. simo le 12 décembre 2011 à 18 h 11 min

    Nimporte quoi plein de fausse info deja il est pas natif de fes mais de taza ensuite il a choisit la selection marocaine bien avant 2011

  3. [...] Ce trophée vient récompenser la saison dernière de Taarabt avec QPR, lorsque le club évoluait encore en championship. Le Marocain avait alors été élu meilleur joueur du championnat, totalisant 19 buts marqué au cou…. [...]

  4. momo1964 le 15 mai 2012 à 9 h 52 min

    qu il ne vient surtout pas à PARIS……………….

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